Au printemps de 2017, la Jeanne d'Arc de Vichy joue son maintien dans le championnat de France Pro B, l'antichambre de l'élite, comme disent les journalistes sportifs. Fin de matinée devant les Bains Callou; j'avise un autocar duquel sortent, non pas des grands hommes mais des hommes grands. Pas besoin d'être un fin limier pour reconnaître des joueurs de basket. Je jette un coup d’œil à la plaque minéralogique. 76, Seine-Maritime. Sur un côté du car, un sticker STB. C'est bien l'équipe du Saint-Thomas Basket Le Havre, qui vient jouer ce soir à Pierre-Coulon. Je reconnais Gauthier Denis qui descend, son sac de sport à la main. Je m'approche et, Dieu sait quelle mouche me pique, je lui adresse la parole. Sur le ton de la plaisanterie, je lui demande de ne pas faire de misères à nos joueurs. « Vous n'avez pas besoin d'une victoire, nous si, il nous la faut absolument ! ». Il sourit, « on verra ça... » et il entre dans l'hôtel Ibis. Ce soir là, les thermaux l'emportaient contre les maritimes, comme l'écrivent les fins lettrés des rédactions sportives. Et peu de temps après, la JAV sauvait sa place lors de la dernière journée contre l'ADA Blois sur un missile de Dustin Ware à trois secondes du buzzer. C'est ça la magie de la balle orange ! Depuis, Gauthier Denis est monté en grade. Aujourd'hui, il est un des joueurs majeurs de Paris Basket en Betclic Élite. On ne le reverra pas ici. Mais il y a vingt ans, je me rappelle que Boris Diaw, Mickaël Piétrus, Nicolas Batum, Nando de Colo ont fait vibrer le parquet de Pierre-Coulon, avant de partir émarger dans les franchises de NBA et d'Euroleague.💛💚

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