mercredi 20 décembre 2023

Années 1920, les années folles. Et 2020, les années molles ? Non, les années dures. En tout cas, pas les années de la nuance, ni celles de la modération. À droite, certains me reprochent mon penchant pour Matmatah ou Claude Nougaro, des artistes qu'ils qualifient de chanteurs de rue. Oui, ils ruent dans les brancards, leur r'éponge. À gauche, d'aucuns me conspuent car j'ai dit un jour (ou peut-être une nuit) que j'adorais En chantant par Michel Sardou. Graine de facho, lippent-ils. Oui, mais c'est une chanson de Toto Cutugno leur ré'tortsquej'ai. Au centre, ça braille. Pourquoi tu n'aimes pas Bruel, me cassent-ils les noix ? C'est pas Patrick Bruel, c'est Maurice Benguigui, totalemôvaisefoi-je. En politique ou en poésie, c'est la même pagaille. Il ne faut pas kiffer Badinter parce qu'il est vieux, Guevara parce qu'il est mort, Beckett parce que Prix Nobel, Modiano parce qu'il est snob. Comme Boris Vian ? uncoupdedésjamaisn'aboliralehasardai-je. Dur dur d'être humain vieil.

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