Ce qui me plaît chez Frédéric Dard c'est la langue. Pas la langue tirée comme celle des Rolling Stones, mais la langue outragée, martyrisée, mais la langue libérée comme Paris un jour du mois d'août 1944. Beaucoup de gens y ont trouvé ce qu'ils cherchaient, une verve populaire et néanmoins virtuose. Le Nouveau Polar naît en 1950 avec San Antonio, Bérurier et Pinaud. Ce n'est pas un concurrent du Nouveau Roman, celui de Michel Butor ou d'Alain Robbe-Grillet. Ils ne sont pas ennemis, aucun ne veut la mort de l'autre. L'histoire s'écrit sur les murs des salles de garde (à vue) et des cellules de dégrisement. Son succès aura un tel retentissement qu'on en perçoit encore l'écho... coho... coh... co..
vendredi 14 juin 2024
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