jeudi 11 janvier 2024

Au détour d'un documentaire sur le cinéma, j'ai vu Roberto Rossellini. Il répondait à une interview. Plus que le propos, que je ne pourrais pas résumer, c'est sa voix qui m'a plu, m'a ému et peut-être un peu plus. Un ton bienveillant sans être naïf, dénué d'emphase et d'égocentrisme. J'ai ressenti le même plaisir à l'écouter parler en 1963 que Boris Cyrulnik en 2023. Bref, j'ai aimé l'homme et non le cinéaste, car j'ai vu très peu de ses films. Du fond de ma mémoire remontent Stromboli et Rome, ville ouverte, mais c'est de l'histoire ancienne, dans les années 70. Au sujet du fond, c'est tout ce que je peux dire, c'est à dire peu. Mais sur la forme, cet homme est une bénédiction. Il s'exprime dans un français parfait, avec une pointe d'accent méridional à peine perceptible. Il aime son art, son pays et il aime la France, ça ne fait aucun doute. I have a dream... Avevo un sogno... Ah que j'aimerais parler l'italien comme il parlait le français !

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