dimanche 15 janvier 2023

Jeff Beck aurait pu être l'un des Rolling Stones, mais ça ne s'est pas fait. Quand Mick Taylor rend son tablier fin 1974, fatigué de jouer les faire-valoir dans l'ombre de l'hydre à deux têtes de stars, il y a urgence. Une tournée US est sur les rails pour l'été 75, il faut trouver un guitariste solo pour faire de la stéréo avec Keith. Des sessions sont organisées à Rotterdam, NL (information à vérifier). Qui a eu l'idée d'appeler Jeff ? Je n'en sais rien. Il faudrait poser la question à Philippe Manœuvre, il a été, et est encore, le confident de beaucoup de rock stars. Ce n'est pas vieux Bill, trop occupé à courir la gueuse. Peut-être Charlie, il a souvent de bonnes idées mais il a tendance à les garder pour lui. Sans doute est-ce Mick, la chasse au gros gibier, ça pourrait lui ressembler. Précédemment  il n'a pas eu Clapton, avec Peter Green il n'a pas osé tenter le coup, mais avec Mick Taylor ça a marché, alors pourquoi pas Jeff Beck? Ces enregistrements sont connus des fans, ils sont dans "Reggae n' Roll", un obscur disque pirate, difficile à dénicher et dont la qualité laisse à désirer. Certains de ces morceaux réapparaitront sous une forme aboutie, comme Memory Motel dans Black and Blue ou Slave dans Tatoo you. Mick est conquis, il ne tarit pas d'éloges sur Jeff, à relire les interviews de l'époque. Mais en 75, le deal ne s'est pas fait, Jeff a poursuivi sa route en solitaire et les Stones ont continué de rouler leur bosse avec Ron Wood. Il est communément admis que c'est Keith qui a emporté le morceau, en mettant son poids dans la balance, genre "ce sera avec Ron ou alors ce sera sans moi". Là je brode, car je n'ai aucune preuve de ce que j'avance, n'étant pas du premier cercle des potes à Phil Manœuvre. Vous ne m'en tiendrez pas rigueur, eu égard à mon statut de fan de la première heure, fan des Stones, pas de Man Œuvre, vous m'avez compris. Bon, je vous laisse, je vais réécouter Blues DeLuxe.

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