lundi 9 janvier 2023

FAUT ME CHATOUILLER  (115)
... DANS LE SENS DU POIL

Dans Non homologué, sorti en 1985, Jean-Jacques Goldman chante Parler d'ma vie. Dans les paroles comme dans la musique, on dirait du Patrick Bruel (sauf la trompette). Mais ce n'est qu'une chanson sur onze et à ma connaissance cela ne s'est pas reproduit, donc ça n'affecte en rien l'affection que je porte à mon "jumeau de la veille".

L'autre jour dans Totemic, Rebecca Manzoni recevait Denis Ménochet, un acteur que je ne connaissais pas. Ni des lèvres, ni des dents (et lycée de Versailles), comme dirait Alexandre-Benoît. L'émission ne dure que 30 minutes, l'invité n'a pas beaucoup de temps, mais ce qu'il a dit m'a bien plu. Dans le ton comme sur le fond, tout sonnait bien. Renseignement pris, j'apprends qu'il a joué dans un sketch de Inglourious Basterds, un film dont la seule évocation me donne la nausée. Est-ce que ça peut altérer les bonnes vibrations dégagées par Denis Ménochet? Bien sûr que non.

Quelques années en arrière toujours sur France Inter, alors qu'on ne lui demandait rien, Marie Colmant se laissait aller à dégoiser sur George Harrison. Mais quelle mouche l'avait piquée - on était en été - pour se couvrir de ridicule en traitant George d'artiste cupide, plus intéressé par l'argent que par la musique? Je n'ai pas conservé le souvenir précis de son discours (il ne mérite que l'oubli), j'en résume seulement l'esprit à défaut de la lettre. Est-ce que je passerai l'éponge? Est-ce que je serrerai la main de Madame Colmant si nos chemins venaient un jour à se croiser? Aaah non.

En 2017, Marcela Iacub publiait un livre intitulé Le Che, à mort. Pas peu fière, elle en faisait la promotion sans vergogne, dans les radios et sur les plateaux télé. Je me souviens m'être fait violence pour supporter sa logorrhée, un plaidoyer truffé de contre-vérités, où les inexactitudes le disputaient aux mensonges et à la diffamation. Pardonner cette insulte faite à la mémoire d'Ernesto? Oublier ces sous-entendus pleins de morgue, cette morve sous couvert de littérature? Jamais. Ce serait assassiner encore une fois mon héros, notre héros car je ne me sens pas seul.

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