vendredi 8 juillet 2022

Bien sûr, il y avait eu cette demi-finale Allemagne-Italie en 1970, un match dantesque gagné par les Azzurri, 4-3 après prolongations. C'était l'après-midi, entre deux épreuves du bac, sur la télé en noir et blanc du petit salon chez mes parents. J'étais déjà pour les Italiens à cette époque, et ma préférence n'a fait que grandir au fil des ans, délaissant le sport pour s'appliquer à tout le reste.

Mais dans la dramaturgie, rien ne surpasse le France-Allemagne de Séville. Lors de cette chaude soirée andalouse du 8 juillet 1982, les Bleus ont écrit la page la plus sombre du foot tricolore, à mi-chemin entre l'épopée Kopa Fontaine de 1958 et le Graal final(e) Zidane en 1998. Plus que la défaite, c'est le sentiment d'injustice qui ne s'effacera jamais de nos mémoires. La cicatrice est fermée, à peine visible, mais elle reste sensible si on la gratte avec l'ongle. La violence éhontée de Schumacher, l'arrogance de Hrubesch, l'agressivité et l'insolente impunité dont jouirent les Allemands ce jour-là sont un crachat au visage de l'Esprit du Sport, au sens noble du terme, celui édicté par Pierre de Coubertin. Quarante ans plus tard, d'autres fêtes sportives ont fleuri, la joie du geste parfait et le bonheur de l’accomplissement ont réjoui nos cœurs. Restent nos beaux Bleus de quatre-vingt-deux, mes héros pour toujours 💜💛

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