Si j'avais assisté à l'enterrement de Lou Reed et qu'un fan murmure Walk on the wild side à côté de moi, ça peut s'entendre. Pour le dernier voyage de Charlie Watts, qu'un fidèle d'entre les fidèles lance un Charlie is good tonight ! ça m'aurait ému. Novembre 1969, les trois concerts au Madison Saquare Garden, les golden sixties à leur apogée. Pour Peter Green, que des applaudissements brisent le silence, j'aurais compris; il n'en a pas eu tant que ça de son vivant. Mais pour Robert Badinter, non. C'est un hommage, pas la fête de l'Huma. Je me serais inventé une surdité, avec mon chagrin pour seul allié. Je me serais tu, en ressentant un peu de sa froide colère du Vel' d'Hiv en 1992, Vous m'avez fait honte! Repose en paix Robert, tu as quitté le chaos et le vacarme des hommes, profite du silence.
jeudi 15 février 2024
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